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Rencontres

Les rencontres de l’Agora sont les rendez-vous trimestriels de l’Agora, rassemblant élus, dirigeants privés et publics, universitaires, experts, autour de grands débats et enjeux de cybersécurité et de confiance numérique. Le format des rencontres est physique ou hybride. Deux tables rondes, en interaction avec le public, rythment ces rendez-vous

Les Talks

Les talks de l’Agora sont les des rencontres dématérialisées de l’Agora. Animées par un journaliste, ces rencontres dynamiques permettent d’aborder des thèmes d’actualité en privilégiant les regards croisés et les retours d’expérience. Le format des talks accueille un public plus large que nos autres rencontres. Il permet des interactions et networking via le chat.

Les Clubs

Les Clubs de l’Agora sont des rencontres en petit comité pour échanger et faire évoluer des sujets clés de l’écosystème cyber, émettre des propositions, proposer une feuille de route. Les intervenants de haut niveau se retrouvent sous la règle de Chatham House, permettant une parfaite liberté de propos et de ton.

Grande Agora

La Grande Agora est la rencontre annuelle de l’Agora au sein du FIC. C’est un des moments institutionnels forts du FIC, réunissant au cours d’une table ronde d’une heure et demi une dizaine d’intervenants institutionnels de haut niveau.

27 juin 2019

50 milliards d’objets connectés en 2020

CONTEXTE

L’« Internet des objets » se répand dans de nombreux secteurs en touchant à la fois aux libertés individuelles et à la sécurité publique. En France, un foyer comptera en moyenne 30 objets connectés en 2020 (appareils électroniques, systèmes de sécurité, électroménager), tandis que ces technologies deviennent dorénavant la base sur laquelle les entreprises et les pouvoirs publics développent leurs services de santé, de mobilité, de sécurité, de protection de l’environnement et de maîtrise de l’énergie dans l’espace public. Appareils communicants (à la fois émetteurs et capteurs d’informations), ces objets du quotidien s’appuient sur des innovations de réseaux, de logiciels, de Big Data, de gestion de cloud, de Machine Learning, elles-mêmes basées sur la création, l’échange et l’exploitation de données. C’est un changement de notre rapport à l’autre et à notre environnement.

De l’enceinte à la voiture connectée en passant par les gares, les stations de métro, les matériels roulants ou le compteur intelligent (Linky, Gazpar), les capteurs présents dans nos objets quotidiens permettent la gestion à distance des infrastructures, la maintenance prédictive, l’anticipation des besoins des usagers et l’intervention rapide en cas d’urgence à partir de la collecte de données. Dans la maison, la domotique permet notamment de sécuriser son foyer à distance tandis que les voitures comptent de plus en plus de composants connectés.

Mais si l’Internet des objets offre de nombreuses opportunités pour les acteurs économiques, il pose autant de questions de cyber-sécurité et de respect des données personnelles pour le consommateur que de respect des droits fondamentaux et de confiance pour le citoyen. La multiplication des composants connectés et notre dépendance croissante à leur égard induisent différents enjeux de cyber-sécurité (la faille pouvant venir de la conception comme de l’usage). Comment prévenir le piratage, le vol de données ou le simple dysfonctionnement d’une webcam, d’une imprimante, d’un thermostat intelligent ? Comment inciter les consommateurs et les fabricants à se responsabiliser ? De nombreuses solutions émergent pour développer l’hygiène informatique des utilisateurs qui accordent par ailleurs une importance croissante à la sécurité de leur produit. En parallèle, de plus en plus de fabricants pensent la sécurité de l’objet dès sa conception (« Security by design ») et ajoutent à leur argument commercial celui de la protection des données personnelles.

Cette dernière question est devenue une priorité au niveau français et européen. Outre le RGPD adopté le 25 mai 2018, l’acte législatif sur la cyber-sécurité de l’Union Européenne (Cybersecurity Act) du 12 mars 2019 renforce les compétences de l’ENISA, l’équivalent européen de la CNIL. Cette dernière, quant à elle, publie régulièrement des recommandations sur l’usage et la sécurisation des objets connectés à destination des utilisateurs comme des fabricants. Au Sénat, Catherine Morin-Desailly, présidente de la Commission des Affaires culturelles, portait en 2018 une proposition de résolution européenne sur la « régulation des objets connectés et le développement de l’internet des objets en Europe ». La proposition reprend les principaux enjeux de l’Internet des objets et met en exergue la notion essentielle de confiance de l’utilisateur et du citoyen. En mars dernier, une étude réalisée pour l’Internet Society estimait à 75 % la part des Français considérant les objets connectés comme un risque pour le respect de leur vie privée ou la protection de leurs données personnelles, tandis que 44 % les jugeraient menaçantes pour leur intégrité physique.

A l’échelle du territoire, l’Internet des objets oblige les autorités publiques (Etat, collectivités, villes) à garantir la sécurité des services publics et privés qui recourent à ces technologies. Parties prenantes de la « ville intelligente » (ou smart city), les objets connectés représentent un risque potentiel pour la sécurité publique qu’il faut encadrer. Leur sécurité se pose d’abord à l’échelle de l’utilisateur avec les questions d’hygiène informatique et de cyber-sécurité. Elle se traduit également au niveau des prestataires privés avec la protection des données, ainsi qu’à celui des décideurs publics avec la résilience du réseau et la réglementation de l’ensemble de cette nouvelle économie. De la conception à l’usage, comment « responsabiliser » les acteurs de cette économie émergente ? Comment s’applique le droit européen à cet égard du point de vue du RGPD : est-il suffisant pour garantir le droit des citoyens sans entraver le développement de ces technologies ?

Au-delà du foyer, les objets connectés posent des enjeux de sécurisation de l’espace public. D’une part, leurs composants et leur réseau appellent les forces de l’ordre à s’adapter à de nouveaux défis : dans un contexte de menace terroriste et à l’approche des J.O. 2024, comment sécuriser l’espace public et arriver à prévenir les risques induits par les objets connectés présents par millions à l’extérieur du foyer ? D’autre part, ces mêmes composants constituent de nouveaux moyens de prévention des actes terroristes et des incivilités, à l’image de la vidéosurveillance intelligente (VSI). Quels moyens et quelles directions donner aux forces de l’ordre ?

PROGRAMME

8h30 – Accueil des participants

9h – Discours inaugural

9h15-10h45 : Table ronde 1 // Citoyens, consommateurs, entreprises : la loi est-elle suffisante pour garantir la confiance dans les objets connectés ?

La sécurité des objets connectés se pose d’abord à l’échelle de l’utilisateur avec les questions d’hygiène et de résilience informatique. Elle se traduit également au niveau des prestataires privés avec la protection des données ainsi qu’à celui des décideurs publics avec la résilience du réseau et la réglementation de l’ensemble de cette nouvelle économie. De la conception à l’usage, comment « responsabiliser » les acteurs de cette économie émergente ? Comment s’applique le droit européen à cet égard et notamment avec le RGPD : est-il suffisant pour garantir le droit des citoyens sans entraver le développement de ces objets connectés ?

Animation : Général d’armée (2s) Marc Watin-Augouard, Fondateur du FIC

Avec la participation de

  • Olivier Cadic, Sénateur
  • Lucien Castex, Secrétaire général d’Internet Society France
  • Gwendal Le Grand, Secrétaire national adjoint de la CNIL
  • Catherine Morin-Desailly, Sénatrice, présidente de la Commission de la Culture
  • Myriam Quemener, Avocat général près la Cour d’appel de Paris

 

  • Comment contraindre l’usager à se responsabiliser et à se protéger des risques de l’IoT ?
  • Quel avenir pour les compteurs intelligents ?
  • Transport : comment traiter la cyber-sécurité des composants connectés et la responsabilité juridique des véhicules semi-autonomes ?
  • Le RGPD est-il suffisant pour garantir le droit des citoyens sans entraver le développement de ces objets connectés ?

11h-12h30 : Table ronde 2 // Objets connectés et espace public : comment sécuriser la ville intelligente de demain ?

Déployés à l’échelle d’un territoire (transports collectifs, éclairages publics, pilotage des feux de circulation, système de sécurisation de l’espace public), l’Internet des objets ouvre la voie à de nouvelles vulnérabilités informatiques dont les villes se saisissent peu à peu. Il nous invite à repenser nos politiques de données ad hoc ainsi que les moyens informatiques mis en place pour sécuriser le maillage de ces nouveaux services d’utilité publique. Comment sécuriser la ville intelligente de demain tout en garantissant un service optimal et le respect des droits fondamentaux ? Quelle place donner à ces technologies qui constituent également de nouveaux moyens de sécurisation de l’espace public ? Quel rôle et quelle organisation pour les forces de l’ordre ?

Animation : Général d’armée (2s) Marc Watin-Augouard, Fondateur du FIC

Avec la participation de

  • Valéria Faure-Muntian, Députée de la 3ème circonscription de la Loire
  • Agnès Le Brun, Vice-présidente de l’Association des Maires de France, maire de Morlaix
  • Akim Oural, Maire adjoint de Lille, auteur du rapport « Vers un modèle français des villes intelligentes partagées »
  • Thomas Saint-Aubin, Président de Privacy Tech

 

  • Quelle réglementation des drones à usage régalien dans l’espace public ?
  • Doit-on accélérer l’adoption de la vidéosurveillance intelligente par l’évolution du cadre juridique ?
  • Quel impact des algorithmes prédictifs sur la chaîne de décision ?
  • A l’approche des J.O., quel équilibre entre sécurité des citoyens et respect de la vie privée ?